NVIDIA : Le titre oscille face aux inquiétudes sur les exportations de puces IA et des résultats financiers records
Le titre de NVIDIA Corporation (NVDA) connaît une forte volatilité alors que les investisseurs réagissent à la fois à des préoccupations géopolitiques croissantes et à des performances financières exceptionnelles. Les discussions récentes portent sur de possibles nouvelles restrictions américaines concernant les exportations de puces d’intelligence artificielle vers la Chine, un marché clé pour NVIDIA, ce qui alimente les craintes d’un impact sur les revenus de l’entreprise.
Malgré ces incertitudes, NVIDIA a publié un chiffre d’affaires record de 44,1 milliards de dollars pour le premier trimestre de l’exercice fiscal 2026, soit une hausse de 69% sur un an, portée par une demande soutenue pour ses solutions IA et datacenters. Toutefois, l’entreprise a déjà perdu 2,5 milliards de dollars de revenus au premier trimestre en raison des restrictions sur la vente de ses puces H20 à la Chine, et prévoit une perte supplémentaire de 8 milliards de dollars au deuxième trimestre.
Les analystes restent globalement optimistes : 110 recommandations d’achat ont été recensées, avec un objectif de cours moyen sur 12 mois de 173,19 dollars, même si certains mettent en garde contre des corrections à court terme liées à des indicateurs techniques comme le RSI en surachat et des croisements baissiers du MACD. La volatilité s’est accentuée avec la vente d’actions par des initiés, dont 200 millions de dollars cédés par le directeur Mark A. Stevens, ce qui relance le débat sur la valorisation du titre, actuellement valorisé avec une prime de 676%.
Sur le plan géopolitique, la pression américaine s’intensifie pour limiter l’accès de la Chine aux technologies de pointe, tandis que des concurrents comme Huawei accélèrent le développement de leurs propres puces IA, menaçant la position dominante de NVIDIA sur ce marché stratégique. Des enquêtes récentes ont révélé que des entreprises chinoises contournent les sanctions américaines en utilisant des serveurs NVIDIA via la Malaisie, ce qui expose l’entreprise à des risques de sanctions secondaires et à une surveillance accrue des chaînes d’approvisionnement.
En parallèle, NVIDIA continue de renforcer son leadership dans l’infrastructure IA grâce à des partenariats stratégiques avec AWS, Cisco et des initiatives européennes en supercalcul, alimentant l’optimisme pour une croissance à long terme malgré les turbulences actuelles.
Face à ces défis, Jensen Huang, PDG de NVIDIA, a annoncé que la société n’inclurait plus la Chine dans ses prévisions de revenus, soulignant la prudence du groupe face à l’incertitude réglementaire américaine. Les investisseurs surveillent désormais de près l’évolution des politiques commerciales et les résultats du prochain trimestre, alors que la demande mondiale pour les solutions IA reste robuste mais sous pression.